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L'abbé Patrick P.Quinn Curé de 1864 à 1914

Comme l'une des plus anciennes municipalités de l’Estrie, Richmond connait un premier peuplement en 1798, avec l'arrivée d'un contingent de pionniers en provenance de Montréal et de la Nouvelle-Angleterre. La première attestation de la dénomination Richmond identifie le bureau de poste, crée en 1820. Depuis 1851, Richmond sert de carrefour ferroviaire avec des lignes vers Montréal, Québec ou Sherbrooke. À l'origine, le Grand Tronc y part en direction des États-Unis, jusqu'à Portland (Maine). Déjà en 1860, Richmond constitue un gros village. Il est le siège d'un institut littéraire et d'une bibliothèque publique. D'abord érigée en municipalité de village en 1863, Richmond devient ville en 1882.

En 1824, un missionnaire, l'abbé John Holmes, s'occupe de la mission. Le 29 mai 1829, la chapelle est bénite. Un incendie la détruit en  1838. Une nouvelle chapelle se construit. La mission se poursuit jusqu'en 1852, moment où arrive le premier prêtre résidant. L'abbé Luc Trahan, un missionnaire qui dessert la mission depuis quatre ans déjà.

La paroisse se fonde en 1854, sous le nom de Sainte-Bibiane. Elle est canoniquement érigée le 29 aout 1890. De 1864 à 1914, une période de cinquante ans, l'abbé Patrick P. Quinn agit comme curé de la paroisse. En 1864 et 1865, il dessert la mission de Danville et, jusqu'en 1869, celle de Windsor.

L'abbé Quinn fait construire l'église en 1880, selon les plans et devis de l'architecte Cyrias Ouellet, le 2 dècembre 1880, la paroisse reçoit la visite de trois évêques : Mgr Antoine Racine de Sherbrooke qui bénit la nouvelle église, Mgr Louis- Francois Laflèche de Trois-Rivières qui fait le sermon de circonstance et Mgr L.Z. Moreau de Saint-Hyacinthe qui bénit la cloche.

En 1914, l'abbé Quinn démissionne pour des raisons de santé. Il décède le 11 mars 1915 à Richmond, où il est inhumé. En 1884, à l'instigation du curé Quinn, les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame ouvrent un couvent, le Mont Saint-Patrice. Le Collège des Frères du Sacré-Cœur ouvre ses portes le 2 septembre 1885. Il accueille 120 élèves. De 1886 à 1913, le curé de la paroisse Sainte-Bibiane dessert régulièrement la desserte de Saint-Malachie de Kingsbury. La décoration intérieure de l'église se réalise en 1891, selon les plans de l'architecte David Ouellet.

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Sainte Bibiane

Vierge et Martyre , Bibiane naquit à Rome, d'une famille aussi remarquable par ses vertus chrétiennes que par la noblesse de sa condition. Son père Flavien, préfet de Rome fut jeté en prison sous Julien l'Apostat. Flavien s'étant déclaré contre l'infâme politique de ce prince; aussi fut-il marqué au front d'un fer rouge; il en mourut peu de temps après, en Toscane, où il avait été exilé.

Sa femme Dafrose, et ses filles Bibiane et Démétrie, restaient à Rome exposées aux coups du tyran. 

Il ne les oublia pas, et les enferma dans leur propre maison pour les y faire mourir de faim; mais, ce supplice lui paraissant trop lent, il fit trancher la tête de la mère, confisqua tous les biens de la famille et continua son odieuse persécution contre les deux vierges chrétiennes. Malgré une très longue privation de toute nourriture, elles parurent au tribunal plus fortes et plus belles que jamais: "Craignez'', leur dit le juge, une mort honteuse et cruelle. Les biens de ce monde, répondent-elles, ne peuvent plus avoir pour nous aucun attrait, nous n'aspirons qu'à posséder Jésus-Christ; plutôt mille morts que la trahison à nos promesses!"

À ces mots, Démétrie tombe morte aux pieds de sa sœur, et son âme s'envole dans la céleste partie. Quant à Bibiane, elle n'était pas au terme de ses combats. Le juge inique la livra aux mains d'une femme de mauvaise vie qui essaya de la pervertir; elle employa d'abord les caresses, les flatteries et les bons traitements et feignit de lui témoigner une amitié sincère; puis bientôt elle eut recours aux menaces, aux injures et aux coups.

Bibiane résista courageusement à toutes ses tentatives, elle demeura pure et digne du céleste 

Époux. La méchante femme dut avouer au juge qu'elle avait perdu son temps et sa peine. Celui-ci, furieux, de son peu de succès, ordonna de frapper de verges la vierge chrétienne jusqu'à ce qu'elle eût rendu l'esprit. 

Bibiane fut donc attachée à une colonne, et les bourreaux, avec des fouets armés de pointes de fer, s'acharnèrent sur son corps innocent jusqu'au moment où elle s'affaissa mourante à leurs pieds. Elle expira au bout de quelques instants, le 2 décembre 363. Son corps fut jeté à la voirie pour y être dévoré par les chiens; mais il est écrit que "Dieu veille sur les reste de Ses Saints." Deux jours après, un prête courageux put s'emparer de cette dépouille vénérable et l'ensevelir à côté de Dafrose, sa mère et de Démétrie, sa sœur.

 

Bouquet spirituel: "La langue est un feu, un monde d'iniquité." Jac. 3,6

Paroisse Sainte-Famille de Richmond

Au milieu des années 1930, la population de la ville de Richmond s'accroissant sans cesse, une nouvelle paroisse devient nécessaire.

Mgr Osias Gagnon signe le décret derection canonique de cette paroisse le 15 aout 1938. Il la place sous le vocable de Sainte-Famille. Un mois plus tard, le 15 septembre, le premier curé, l'abbé Josaphat-Henri Coiteux, arrive. L'abbé Paul Marin, vicaire, l'assiste dans sa tâche. Le curé Coiteux demeure à la paroisse jusqu'au moment de son décès, le 27 septembre 1949.

De septembre 1938 à mars 1939, les messes se célèbrent dans la salle de récréation de l'Académie des Frères du Sacré-Coeur. De plus, les Frères donnent le gîte et le couvert au curé Coiteux et à son vicaire  jusqu'au moment où ces derniers peuvent intégrer leur presbytère, lors de l'ouverture de l'église.

La construction de l'église debute le 15 novembre 1938. Elle se construit selon les plans et les devis de l'architecte Jean-Berchmans Gagnon de Thetford-Mines. Le curé célèbre la première messe le 21 mars 1939. Mrg Philippe Desranleau, évêque-coadjuteur, la bénit le 9 juillet 1939.

Devant la diminution constante de la pratique religieuse, la paroisse Sainte-Famille se voit obligée d'envisager la fermeture. Le 17 decembre 2000, la dernière messe se dit.

Le 31 janvier 2001, le décret de dissolution est signé par l'archevêque. Par la suite, l'église se transforme en centre communautaire.

Suite à cette fermeture, plusieurs paroissiens étaient très triste. Pour soulager leur peine, l'abée Benoit Houde transforma la chapelle Ste-Bibiane et lui donna le nom de chapelle Ste-Famille.

On peut retrouver dans cette chapelle ce que l'on retrouvait dans l'ancienne église, entre autres; les bancs, le chemin de croix ainsi que le tabernacle.

 

 

 

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